Et hop, tournée du grand commandeur du monde chinois, et même du monde tout court, en notre beau pays ronchonneur. Comme nous invitons, nous payons. Et comme il est l'invité, il impose ses volontés.
Donc, hors de question de parler du récent prix Nobel de la paix alors même que la France se réjouissait de cette récompense; hors de question de parler des droits de l'homme. L'un allant avec l'autre, on avait bien compris. Pourtant le rappel fut fait aux journalistes, en tout cas à ceux désirant faire leur métier. Pas trop de bruit du coup. Il est vrai que l'épisode Kadhafi a contribué à borner cet état de fait : on ne parle pas des droits de l'homme dans le pays des droits de l'homme; ou alors en privé... ou pas.
Les journalistes "muselés", manquait plus qu'à faire de même avec le badaud. Celui qui, avec un peu de conscience, refuse cette présence chinoise et ose brandir une pancarte pour manifester cette opinion. Heureusement, les forces de l'ordre ont agi pour éteindre cette protestation, ce droit pourtant constitutionnel.
Ils n'ont fait qu'obéir à un ordre me direz-vous. Certes ! Mais un ordre, peu importe celui qui pourrait le donner, est illégal si par définition il ne respecte pas la loi. De nos jours cette constatation simpliste ne choque guère de monde.
Bref, et tout ça pour quoi me direz-vous ?
Que succédera à tout ce silence orchestré de main de maître ?
Et bien une fois de plus à caser un énième effet d'annonce.
100 airbus de vendus, un gros contrat pour Areva... Que de sous pour notre pays. La France de Sarko est heureuse.
Oui... mais non. Sur les 100 avions de commandés, environ 40 ne sont qu'une confirmation d'une commande de 2007 qui, évidemment avait déjà été annoncée à coups de trompettes. De plus, airbus est européen et non français. La recette fond une nouvelle fois.
Idem pour le contrat de nucléaire civil.
Si on prend en compte le fait que la Chine a réussi, sans grande difficulté, à obtenir un transfert de compétences et de technologies gageons que, d'ici quelques années, ils n'auront plus besoin de nos avions, ni de nos centrales.
Par contre, ils pourront toujours se marrer le jour ou un hurluberlu de Français se souviendrait qu'il existe un texte parlant des droits fondamentaux de l'Homme.
Nos élites nous disent : nous avons besoin de la Chine.
Oui, mais la Chine, n'a-t-elle pas besoin de nous ?
A ce rythme là, d'ici quelques temps, ils n'auront plus besoin de personne.
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